24.02.2009

Relancer le secteur automobile

voiture.jpgA l’issue d’une rencontre avec les responsables du secteur de l’automobile, le 9 février, le président de la République a annoncé l’octroi d’un prêt de 6 milliards d’euros à un taux de 6 % sur une durée de 5 ans aux deux constructeurs automobiles PSA Peugeot et Renault. Objectifs : leur permettre de financer les projets stratégiques en France et de soutenir les programmes de véhicules propres.

En contrepartie de ces aides, les constructeurs ont pris un engagement sur l’emploi et sur la pérennité des sites d’assemblage en France. "Renault et PSA ont pris un engagement, je le dis aux Français, très important de ne fermer aucun de leurs sites pendant la durée de ces prêts et de tout faire pour éviter les licenciements", a précisé Nicolas Sarkozy. "C’est un engagement que je salue car il nous assure qu’une crise aiguë mais temporaire ne détruira pas une part de notre base industrielle et des savoir-faire de l’automobile", a-t-il poursuivi.

Outre cet engagement sur l’emploi, Luc Chatel a insisté sur la "renonciation pour les constructeurs automobiles à leurs bonus" et sur "le fait que les résultats de l’entreprise soient de manière privilégiée affectés à l’investissement et aux fonds propres". Selon le secrétaire d’Etat, le constructeur de poids lourds Renault Trucks (groupe Volvo) recevra également un prêt d’"environ 500 millions d’euros", assorti du même taux d’intérêt de 6 %.

Le chef de l’Etat a également annoncé le doublement de l’aide aux filiales financières des deux constructeurs, qui passe de 1 à 2 milliards d’euros assorti d’un taux d’intérêt de 8 % et le doublement de l’aide aux sous-traitants, qui passe à 600 millions d’euros.

Une convention, conclue entre l’Etat et les constructeurs pour une durée de 3 ans, prévoit d’augmenter l’indemnisation du chômage partiel. L’heure chômée sera payée de 1,75 euro au lieu de 1,5 euro. La prise en charge de l’Etat sera augmentée en échange du maintien de l’emploi et de la mise à disposition d’une formation pendant la période chômée.

 

Ecrire un commentaire